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Faire de l’échec un tremplin

Faire de l’échec un tremplin

Les dirigeants perçoivent généralement l’échec comme un coup d’arrêt plutôt que comme un moyen d’apprendre et de progresser. Comment mettre à profit ses échecs – et aider ses collaborateurs à faire de même ?

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Nul n’est à l’abri d’une décision malavisée, d’un comportement malheureux ou d’une parole maladroite. Les erreurs et les échecs ponctuent le parcours des grands leaders comme de millions de salariés anonymes, sans distinction. Mais c’est la capacité à rebondir et à progresser après leurs échecs qui en différencie certains.

Alan George Lafley, le PDG de Procter & Gamble, se confie ainsi sur l’un de ses plus grands regrets professionnels, dans l’article "I think of my failures as a gift". Il raconte avoir raté l’acquisition d’une marque de produits de santé, alors même que les discussions étaient mûres. De part et d’autre, les dirigeants s’étaient accordés sur la complémentarité entre les deux sociétés ainsi que sur le prix d’achat. Mais Lafley avait sous-estimé les enjeux politiques et humains que soulevait l’opération. Celle-ci s’est heurtée à une forte opposition du management intermédiaire et des salariés ; elle a finalement dû être abandonnée. Lafley reconnaît avoir vécu cet épisode comme un échec personnel. Il estime qu’il aurait pu mener l’opération à bien s’il avait davantage anticipé les enjeux humains. Toutefois, avec le recul, il juge que cette expérience lui a profité. Cette erreur l’a rendu conscient d’une lacune, qu’il a pu ainsi s’atteler à compenser, par un travail de longue haleine. Il conclut aujourd’hui que cet échec a été déterminant pour lui ouvrir les yeux et faire de lui un leader plus avisé.

Bien sûr, on préfère toujours éviter l’échec. Mais cet exemple illustre qu’il présente aussi une facette bénéfique. De fait, il constitue une occasion privilégiée d’identifier les travers, les insuffisances ou les modes de pensée qui entravent un individu ou une équipe. Cependant, s’en persuader n’est pas suffisant pour apprendre de ses déconvenues. L’échec suscite des émotions puissantes. Il active de nombreux réflexes défensifs qui peuvent empêcher de l’analyser avec objectivité. Il faut donc combiner prise de recul personnel, questionnement méthodique et travail collectif pour mener un travail fécond. Nous avons rassemblé dans cette synthèse des conseils pour vous y aider, que ce soit à titre individuel ou comme manager de collaborateurs confrontés à un échec.


Dans cette synthèse :
- Retrouver un état d’esprit positif après un échec
- Instaurer une culture de l’échec constructif
- Profiter d’un échec pour améliorer sa connaissance de soi

Synthèse n°261b


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