![]() |
Titre : The Self Managing Organization
Auteur(s) : Ronald Purser et Steven Cabana. Editeur :Éditions The Free Press, 1998, 360 pages. Comment favoriser lautonomie des équipes opérationnelles ? Louvrage nous propose 2 outils qui ont fait leurs preuves : la search conference et le participative design. Le premier permet délaborer la stratégie de lentreprise avec lensemble des employés, permettant à ceux-ci dêtre plus autonomes lors de la mise en uvre. Le second permet de confier la conception de lorganisation aux opérationnels. Avec lobjectif de leur en confier le pilotage. Lauteur nous décrit ces 2 outils, en sappuyant sur lexpériences dentreprises qui les ont pratiqué avec succès : Microsoft, Motorola, etc. Thème principal [Empowerment] |
![]() |
.........................................
Découvrez Manageris et nos synthèses des meilleurs ouvrages de management : Testez notre service (et accédez à 5 synthèses) Qui sommes-nous ? ......................................... |
![]()
Commentaire par : Lotte Bailyn,
Professeur de management à MIT Sloan School of Management.
[Synthèse Manageris 70a de avril 1999]
Pourquoi les dirigeants ont-ils tant de difficultés à développer lautonomie de leurs équipes opérationnelles ? Parce que, selon Purser et Cabana, ils commettent une erreur fondamentale. En effet, ils veulent bousculer le mode de fonctionnement sans changer de modèle dorganisation. En dautres termes, ils espèrent développer un modèle dentreprise autonome en conservant une structure bureaucratique. Ce qui est inconcevable.
Un des grands apports de The Self Managing Organization est de mettre en évidence une corrélation entre les méthodes de gestion du changement et les types dorganisation. Dans une entreprise bureaucratique, il faut recourir à des approches autocratiques pour gérer le changement. La méthode la plus connue étant le reengineering, qui consiste à faire dessiner les processus par une équipe spécialisée. Dans une entreprise autonome, il faut utiliser des méthodes participatives. En effet, il est impératif dimpliquer les opérationnels dans le choix de la stratégie et la définition des processus dont ils auront la charge. Afin quils en assument la responsabilité.
Le livre ne se limite pas à une analyse conceptuelle. Purser et Cabana fournissent beaucoup dexemples dentreprises qui ont appliqué ces principes : certaines ont réussi, dautres ont échoué. Ils proposent également une approche détaillée pour mettre en place une démarche participative de gestion du changement. Ils décrivent le fonctionnement doutils originaux comme la Search Conference et le Participative Design. La première permet délaborer sa stratégie de façon participative. La seconde est une approche de conception collective des processus.
Les auteurs achèvent leur ouvrage en développant une théorie intéressante sur lentreprise démocratique. En effet, ils ont constaté que lorsque le pouvoir est partagé, alors les responsabilités et le stress le sont aussi. Une telle approche a bien évidemment un impact lourd. Dans les entreprises démocratiques, les rôles du middle et du top management sont modifiés, ainsi que les systèmes dévaluation et de rémunération. Certaines de ces évolutions vont même à lencontre des valeurs individuelles prônées par la culture entrepreneuriale dorigine américaine. Car lentreprise démocratique ne peut être fondée sur des individualismes, mais sur des valeurs déquipes et de responsabilités partagées.
BIBLIOGRAPHIE :
The Search Conference, Merrelyn Emery et Ronald E. Purser, éd. Jossey-Bass, 1996 (Manageris N°49b).
The New Strategists, Stephen J. Wall et Shannon Rye Wall, éd. The Free Press, 1995 (Manageris N°36b).
Lentreprise individualisée, C. Bartlett et S. Ghoshal, éd. Maxima, 1998 (Manageris N° 63a).
Lotte Bailyn est professeur de management à MIT Sloan School of Management. Ses travaux de recherche portent principalement sur les relations entre les pratiques de management et la vie des employés. Elle est lauteur de nombreux ouvrages sur le sujet.
|
|