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Un dirigeant doit-il suivre ses intuitions ? Longtemps
décriée dans le monde de l'entreprise, inconditionnel
du "tout rationnel", l'intuition a regagné ses lettres
de noblesse au cours des dernières années, avec la prise
du conscience du rôle des émotions et de l'intangible.
Pour autant, on sait qu'intuition et décisions
ne font pas toujours bon ménage. Si l'intuition est parfois extraordinairement
efficace, ses écueils sont nombreux. Comment savoir alors quand
on peut s'y fier ? Les écrits que nous avons analysés
nous proposent des pistes pratiques pour faire de l'intuition un atout
précieux pour améliorer la qualité de nos raisonnements.
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Intuition at Work, Gary Klein,
éd. Doubleday, 2003
Intuition: its powers and perils, David G. Myers, éd. Yale University Press, 2002 |
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Plus de la moitié des décisions ne produisent
pas les résultats escomptés, selon une étude récente.
Why Decisions Fail montre que si l'on invoque souvent des causes externes,
la raison de ces déconvenues tient en fait le plus souvent à
un mauvais processus de décision. A partir de cas d'échecs
notoires, comme l'échec commercial du Millenium Dome à
Londres ou les difficultés d'Eurodisney, l'auteur analyse les
principaux facteurs qui mènent à de mauvaises décisions
: excès de précipitation, manque de concertation, etc.
Une analyse abondamment illustrée d'exemples frappants, qui invite
à remettre en cause de nombreuses habitudes.
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Paul C. Nutt.
Editions Berrett-Koehler, 2002. |
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Paradoxalement, une équipe parvient parfois à
des décisions moins pertinentes que celles qu'aurait prises chacun
de ses membres individuellement. Winning Decisions
analyse les pièges qui nuisent à la qualité des
décisions collectives. Au-delà de l'indispensable prise
de conscience de ces pièges, les auteurs préconisent une
grande rigueur dans le processus de décision : prendre le temps
de s'assurer que les membres de l'équipe partagent une même
vision du problème, mettre en place des routines limitant les
distorsions dans la collecte d'informations, fixer des règles
strictes pour éviter le conformisme et les conflits stériles,
privilégier les démarches systématiques à
l'intuition, etc.
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J. Edward Russo et Paul J. H.
Editions Currency Doubleday, 2002. |
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The Logic of Failure |
Le spécialiste allemand de psychologie cognitive
Dietrich Dörner nous livre le résultat de ses études
sur la prise de décision. À l'aide de simulations sur
ordinateur, ce chercheur a examiné le comportement de décideurs
confrontés à un système complexe. Il a pu ainsi
mettre en évidence les principaux risques qui guettent le décideur,
quelles que soient ses capacités intellectuelles ou son expertise.
Ses travaux débouchent sur des enseignements précieux
pour tout manager.
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| Dietrich Dörner, éd. Perseus Books, 1996. |
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Smart Choices |
Cet ouvrage se présente comme un guide pratique
pour prendre de meilleures décisions. Les auteurs nous montrent
en effet que le processus de décision est parsemé de multiples
pièges, méconnus de nombreux décideurs. Pour y
parer, ils nous proposent une approche systématique :
Laspect procédurier, un peu scolaire, de louvrage peut rebuter. Mais il met en avant quelques principes fondamentaux trop souvent oubliés ! |
| John S. Hammond, Ralph L. Keeny
et Howard Raiffa, éd. Harvard Business School Press, 1998. |
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Decision
Traps
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Cet ouvrage nous livre les enseignements pratiques
des recherches comportementales sur la prise de décision. Il
nous met en garde contre les pièges de notre façon de
penser et nous indique des lignes de conduite pour renforcer notre qualité
de décision.
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| J. Edward Russo et Paul J.
H. Schoemaker, éd. Doubleday, 1989. |
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